| | DÉCOMPTE SAISONNIER | 30 mai 2008
Baie-du-Febvre Saison de migration terminée
Cap-Tourmente Saison de migration terminée |
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| | NOTE : | Le décompte des oiseaux migrateurs est fourni à titre indicatif. Les données peuvent varier considérablement dans un court laps de temps.
Il est généralement plus facile d'observer les oiseaux à marée haute, quand ils sont plus près des rives. |
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Des questions sur le Québec?
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| | LE SAVIEZ-VOUS? | | On dénombrait à peine 3000 oies des neiges au début des années 1900 alors qu’on estime à plus de 800 000 leur population actuelle! |
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Observation de la fauneDe la vie plein la vue!
De la bernache du Canada au grand héron, de l’orignal au rorqual à bosse, plus de 650 espèces animales, dont 200 espèces de poissons et 325 d’oiseaux, vivent sur ce domaine soigneusement préservé qu’est le Québec. Plusieurs de ces espèces peuvent être observées à l’état sauvage ou au hasard d’une promenade en forêt, par exemple dans les parcs nationaux et les réserves de faune.
C’est le cas des mammifères marins, dont les baleines, qui abondent dans l’estuaire du Saint-Laurent, des oiseaux migrateurs et de plusieurs mammifères terrestres, tels les cervidés (cerf de Virginie, orignal, caribou), les ours et les castors.
Oies des neiges, oies au long cours
Un rendez-vous à ne pas manquer
Des centaines de milliers de grandes oies des neiges font escale deux fois l'an le long du Saint-Laurent. Véritable fête des sens, leurs immenses attroupements font ondoyer le rivage comme une marée vivante, emplissant l’air d’un vacarme étourdissant. Et quand ces vaillants pèlerins des cieux prennent soudainement leur envol, c’est notre cœur qui se met à vibrer à la vue de leur gracieux ballet aérien!
Migration d’automne
C’est au cours du mois d’octobre que les oies des neiges (couramment appelées oies blanches) viennent prendre des forces le long de l’estuaire du Saint-Laurent avant de poursuivre leur voyage qui les mènera du Grand Nord vers leurs quartiers d'hiver sur la côte Atlantique. Elles se nourrissent sur les rives boueuses du fleuve pendant environ trois semaines. Les concentrations les plus impressionnantes s’observent généralement à la mi-octobre à Cap-Tourmente, à 60 km de Québec. Cette réserve nationale de faune abrite des marais à scirpe, plante qui constitue l’aliment favori de l’oie. Le réseau de sentiers d’une vingtaine de kilomètres est ponctué de nombreux postes d’observation dont un belvédère aménagé en haut d'une falaise de 150 m.
Les oies se retrouvent également en très grand nombre à Montmagny, où a lieu en octobre le célèbre Festival de l’oie blanche, ainsi que dans l’archipel voisin de L’Isle-aux-Grues. Elles fréquentent aussi depuis longtemps les abords de la rivière Richelieu jusqu’au lac Champlain. Depuis les années 1990, on les voit de plus en plus s’avancer à l’intérieur des terres et dans les champs du Québec méridional, et notamment dans la région de Victoriaville (réservoir Beaudet) et Danville (étang Burbank).Migration printanière
Refaisant au printemps le chemin inverse, les oies reviennent du littoral atlantique — un périple annuel de près de 8 000 km! — dans les dernières semaines de mars pour en repartir avant la fin de mai. De nombreuses autres espèces (bernaches, canards, rapaces) les rejoignent dans leur halte québécoise. Baie-du-Febvre, sur la rive sud du lac Saint-Pierre, entre Montréal et Québec, accueille d’importantes colonies d’oies. Les rassemblements les plus considérables se font habituellement vers la mi-avril. Le Centre d'interprétation propose à ses visiteurs, en plus d'expositions thématiques, des sentiers et des belvédères ainsi qu'un corridor d'observation.
Les oies sont fidèles aussi, quoiqu’en moins grand nombre, à Cap-Tourmente, où les rejoindront plus tard les faucons pèlerins et les colibris à gorge rubis. Le Parc national de Plaisance, sur la rivière des Outaouais, est pour sa part l’hôte de dizaines de milliers de bernaches du Canada.Ouvrez grands les yeux!
Pour tirer le meilleur profit de votre visite sur les lieux d’observation, informez-vous auparavant des déplacements des oiseaux et renseignez-vous sur place sur les différentes espèces présentes. Soyez attentifs et patients : la nature et le climat font la loi, surtout quand il est question de l’oie! Le lever et le coucher du soleil peuvent s’avérer, à certains endroits, des moments propices pour assister aux grandes envolées. À marée haute, les oies des neiges s’approchent généralement de la berge, où il est alors plus facile de les voir s’enfouir la tête dans la vase pour en extirper leur nourriture.
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