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Le trou du diable
Le trou du diable est le point de rencontre des chutes de Shawinigan où il y a un immense remous. Son nom vient d’une légende iroquoise, selon laquelle des Amérindiens se seraient opposés à des Américains qui voulaient y bâtir un barrage hydro-électrique. Ces derniers auraient fait dynamiter le territoire et les indiens se sont ramassés au fond de ce trou. On a jamais retrouvé les corps, et les scaphandriers qui les recherchaient ne sont jamais remontés à la surface : ce trou n’aurait pas de fond et mènerait tout droit en enfer ! Observez-le plutôt à partir de la Tour de l’Énergie, c’est plus joli ! Ou encore, savourez la bière locale qui porte son nom !
Photographie

Shawinigan et sa Cité de l’énergie 

Vue électrisante d'une ville industrielle !


Photo : Michel Julien« Amène-moi là-haut ! J’veux voir en bas ! » Comment résister à l’élan de votre chérubin, haut comme …trois pommes ? « Wooooow ! M’man,p’pa, r’gardez les chutes ! » Une fois au sommet des 115 mètres de la tour de la Cité de l’énergie (deuxième plus haute tour d’observation au Québec) vous aussi serez tout « wow », à défaut d’être tout…« ouïe » à votre marmot ! Mais une fois les premiers ébahissements passés, plongez votre regard en bas et laissez-moi vous raconter la fabuleuse histoire de ce qui a été l’une des plus grandes villes industrielles d’Amérique du nord : Shawinigan ! 

Photo : Sylvain PerronAlors que votre regard se perd dans ce tourbillon d’eau, sachez que tout a commencé ici, aux chutes de Shawinigan qui s’élèvent à 42 mètres d’altitude, soit à peine 5 mètres de moins que les chutes Niagara ! Les chutes ont inspiré les photographes et peintres les plus célèbres du pays, de Krieghoff à Jacobi, en passant par Livernois et Notman ! A quelques minutes du très familial Parc de la Mauricie, ce lieu possède même son île Melville et l’ile «Banane» , ainsi nommée vu sa forme cocasse, et,où petits et grands peuvent s’adonner aux plaisirs nautiques.

C’est pas physique, c’est électrique !


Photo : Michel JulienLes visiteurs peuvent aussi visiter une centrale électrique toujours en opération, faire une croisière guidée en ponton sur le Saint-Maurice, parcourir la ville de Shawinigan avec un bus-tramway ayant servi pour Expo 67, visionner un film multimédia sur l’histoire de la ville (qui met en vedette la comédienne Elyse Guilbault) et bien autres choses. Et pourquoi ne pas prolonger le plaisir en soirée avec une représentation d’Eclyps, de Byan Pero (Amos d’Aragon) ? « Si vous plait, m’man, p’pa, je veux voir les Sélénites ! » Entrez dans le monde des petits et voyez grand : visiter Shawinigan et sa Cité de l’énergie !

Du rugissement des chutes…


Cliquez pour aggrandir la photo...L’attrait des chutes ne se dément pas et bien qu’il ait un intérêt renouvelé pour celle-ci, sachez que, dès le 19e siècle, des touristes de partout affluaient ici pour en admirer la beauté, tellement que le maire de Trois-Rivières, Joseph Édouard Turcotte, y fit construire un hôtel, le Château Turcotte , «Une folie monumentale au fin fond des bois» selon l’historien Benjamin Sulte. Jamais complété faute d’argent, l’établissement disparut en 1873, ravagé par les flammes dû à un orage…électrique !Prémonition ? 

Un autre maire trifluvien, Henri-Gédéon Mailhot, fit aussi construire un hôtel de luxe qui hébergeait les visiteurs pour un dollar par jour ! Mais, alors que de nos jours on vient à nouveau à Shawinigan pour y admirer ses chutes (le tour de ville s’y arrête et on les voit du haut de la tour), c’est une découverte industrielle qui changea à jamais le destin de l’endroit au tournant du 20e siècle : l’hydro-électricité !

…au pouvoir des turbines !


Cliquez pour aggrandir la photo...La Cité de l’énergie vous permettra de mieux comprendre comment cette découverte changea le destin de la région. Dans les années 1820, à seulement 4 ans d’intervalle et sans se connaître, l’Anglais Michael Faraday et le Français Benoît Fourneyron inventent la turbine qui permettra de produire de l’énergie à l’aide des ressources hydrauliques. L’hydro-électricité sera un élément majeur dans la maturation de la période industrielle, et des sites exceptionnels comme Shawinigan verront leur destin transformé : en 1898, John Joyce et John Edward Aldred achètent les chutes et mettent sur pied le moteur économique de la nouvelle ville : La Shawinigan Water and Power Co. 

Photo : Sylvain LacoursièreDès que les premiers barrages sont complétés, la Ville est créée et les industries affluent : pâtes et papier avec la Belgo, industrie chimique avec la Shawinigan Chemicals et la Canada Carbide Company , et surtout l’aluminium avec l’usine de la Northern Electric Company, l’ancêtre d’Alcan, qu’on peut visiter ! Telle une caverne d’Ali baba pour initier les enfants à la science, vous y apprendrez une foule de choses sur la production de l’énergie ! Des animateurs réalisent différentes expériences sous nos yeux médusés. On dirait des magiciens ! Saviez-vous que le premier lingot d’aluminium canadien est coulé en 1901 à Shawinigan ? En plus, l’aluminium se révèle un excellent conducteur (transporteur)…d’électricité !


Les hauts et les bas d’une chute…


Cliquez pour aggrandir la photo...Ce bouillonnement donnera naissance à une ville planifiée comme New York, avec son parc Saint-Maurice dessiné par le même architecte-paysager que le Central Park, son système de rues quadrillées et même sa rue … Broadway ! 




Photo : Sylvain LacoursièreLorsque Shawinigan fête son demi-centenaire, en 1951, c’est l’une des villes industrielles les plus prospères au pays, avec les salaires moyens les plus élevés ! Mais les restructurations majeures de l’industrie chimique, dans les années 60 -alors que la pétrochimie supplante l’électrochimie vu ses coûts de production moindres- va amener de nombreuses fermetures d’usines.


Un paratonnerre pour canaliser un nouveau flot !


Photo : Michel JulienDepuis les années 90, les Shawiniganais se sont retroussés les manches, et l’une de leur plus belles réussites et sans l’ombre d’un doute la Cité de l’Énergie, ouverte en 1997. Plus qu’une tour d’observation, le complexe en est un de découvertes scientifiques pour petits et grands. Et c’est une excellente façon…de canaliser l’énergie de vos flo(t)s  !

Eclyps
Cliquez pour aggrandir la photo...Les Sélénites sont les habitants (réels !) de la lune, et ils sont menacés d’extermination ! Seul vous pouvez les sauver en…croyant en leur existence, tout simplement ! Le spectacle multidisciplinaire ECLYPS , qui allie théâtre, danse et cirque, vous en convaincra à jamais ! Imaginez : Complètement à l’abri des intempéries, vous prenez place à bord d’un vaisseau chauffé amovible à 360 degrés. Autour de vous se déploient des acrobates, danseurs, bêtes féroces (tout droit sorti de l’imaginaire de Bryan Pero !), Sélénites, canons et…soucoupe volante ! Le tout dans un décor des plus divers : une vraie forêt,.une vraie rivière, des tours électriques et un édifice-trempoline. Présenté en saison estivale,il faut le voir pour le croire !

La vraie vie, à l’Espace Shawinigan
Photo : Musée des Beaux-arts du CanadaEntrer dans le monde de Ron Mueck, c’est se faire tout petit pour voir géant : «Une fille» représente un bébé de plus de 30 pieds pieds, tandis que «Au lit» nous montre une femme inquiète plus grande qu’un mini-bus. Les traits des 6 humains géants représentés vous fascineront par leurs détails plus que réalistes. 



Photo : Musée des Beaux-arts du CanadaGuy Ben-Ner exploite plutôt les relations familiales et l’éducation dans des vidéos faussement improvisés. L’un des plus déjantés nous montre des «humains-autruches» marchant à reculons. Humoristique, l’œuvre de Ben-Ner provoquera aussi chez vous des questionnements sur l’éducation au sens large. 

Jusqu'au 28 septembre 2008 à l'Espace Shawinigan

Autres photos
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Sylvain Lacoursière
2009-05-13



Sortir en famille


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