Ville souterraine de Montréal
De la vie… « six pieds » sous terre !
Bienvenue dans le plus grand réseau souterrain au monde ! Plus de 30 km de couloirs, 1 250 commerces, une centaine d’édifices, quatre gares, 14 stations de métro, 9 hôtels, 2 700 logements, 15 000 espaces de stationnement, cinq universités, un collège, six salles de spectacles, plusieurs bibliothèques, deux patinoires et deux musées… et bien plus encore ! Venez partager le secret de 500 000 Montréalais qui le fréquentent chaque jour ! 
Mais pourquoi vivre « six pieds » sous terre quand la vue sur rue est si plaisante ? Il y a plusieurs bonnes raisons, et le facteur climatique vient en tête de liste ! Adieu canicule ! Adieu, vague de froid ! Neige ou pluie sont aussi inconnues dans ce monde intrigant ! Et ce, sans compter qu’il n’existe aucun feu rouge. Jamais un bolide ne vous coupera la route, et vous avez le droit d’entrer dans tous les commerces que vous y croiserez ! Repérez le sigle ''RÉSO'' et amorcez votre descente dans notre caverne d'Ali Baba!
La faute à… De Vinci !
La ville souterraine de Montréal aura bientôt 50 ans, mais l’idée de construire en sous-sol a déjà plus d’un demi-millénaire : c’est Léonard de Vinci qui a conçu un tel projet dans l’un de ses dessins ! Pour Montréal, il y a déjà près d’un siècle que la compagnie de chemin de fer Canadien national a commencé à échafauder un plan similaire pour ses terrains (90 000 m2 de l’actuel centre-ville), mais il s’écoulera encore quelques décennies avant que le projet ne voie le jour… sous terre ! (voir encadré)
Vibrez au cœur du souterrain : trajet vert
Commencez votre promenade aux Cours Mont-Royal. Dans une partie de l’ancien hall de ce qui était autrefois un hôtel de luxe, admirez un lustre qui provient du Casino de Monte Carlo. Juste à côté, à la Place Montréal Trust, découvrez la plus haute fontaine intérieure au Canada. Observez aussi les balcons aux alentours : ils reproduisent « Balconville », l’un des surnoms de la métropole. Le Centre Eaton, temple du commerce, se trouve à deux pas de là, et vous serez aux anges en vous promenant sous la cathédrale anglicane Christ Church.
Brisez la glace : trajet orange
Jetez un coup d’œil à la boutique des Canadiens, au Centre Bell et, si l’envie vous prend de patiner comme nos Glorieux (surnom des Canadiens), à quelques minutes de là se trouve la patinoire intérieure du 1000 de la Gauchetière. Une petite fringale ? Faites un saut à la foire alimentaire au design maintes fois primé de la Gare centrale. Terminez cette section à la porte d’entrée du Vieux-Montréal, au Centre de commerce mondial, en y saluant le Mur de Berlin et la statue-fontaine majestueuse d’Amphitrite ! Moderne est ton art : trajet multicolore
La façade ouest du Palais des congrès est un spectacle en soi : le verre teinté vous en fera voir de toutes les couleurs… littéralement ! Ajoutez le rose des 52 arbres du Jardin nature légère et vous n’aurez pas… les bleus ! Par le tunnel nord, accédez à l’hexagonal Complexe Desjardins, le cœur de l’est du centre-ville. Vous voilà à deux pas du Musée d’art contemporain et de la Place des arts, où vous pouvez assister à une multitude de spectacles dans l’une de ses cinq salles en toutes saisons ou encore à l’extérieur, à la nouvelle Place des festivals du Quartier des spectacles, tout l’été !
Une ville unique au monde !
Il n’existe nulle part ailleurs au monde un réseau souterrain de cette ampleur ! En effet, où peut-on assister à un spectacle, garer sa voiture, mais marcher sans jamais en croiser une, aller chez le dentiste, au restaurant, faire ses emplettes, se rendre au boulot, suivre un cours à l’université, voir un film, visiter un musée, assister à un match de hockey, prendre le train, l’autobus ou le métro, accéder à sa chambre d’hôtel ou à son appartement, assister à un congrès, passer d’un quartier à l’autre, et ce, sans jamais mettre le nez dehors ? Il n’y a qu’ici, dans la Ville souterraine de Montréal ! Alors, si vous êtes de passage, faites comme les Montréalais : beau temps, mauvais temps, hiver comme été, tous les jours, venez faire votre tour, dans les entrailles de Montréal !
| Place Ville Marie |
En 1943, la gare centrale souterraine voit le jour. Jean Drapeau, maire visionnaire élu en 1954, encourage le projet du président du CN qui, lui, attire le promoteur newyorkais Bill Zeckendorf dans ses filets. Ce dernier fait appel aux architectes Leoh Ming Pei et Henry Cobb pour créer le premier gratte-ciel de verre, d’acier et d’aluminium au Canada : Place Ville Marie ! Pendant ce temps, l’hôtel du CN, le Reine Elizabeth (où John Lennon fit son fameux Bed In), est construit par dessus la gare : au début des années 1960, l’embryon de la ville souterraine est en place ! |
| Sans limite |
À partir de l’ouverture de Place Ville Marie, tous les espoirs sont permis : le métro ouvre ses portes en 1966, créant de nombreux couloirs qui relient les nouveaux gratte-ciels les uns aux autres. Puis l’Exposition universelle de Montréal, les Jeux olympiques de 1976, l’ouverture du complexe Desjardins, qui relie l’axe de la Place des arts, les nouveaux centres commerciaux des années 1980-90 et, enfin, la création du Quartier international de Montréal (QIM) au début du nouveau millénaire vont contribuer au développement de cette « ville sous la ville ». |
Sylvain Lacoursière
Photos: Tourisme Montréal
2009-07-20




Voir du pays
En 1943, la gare centrale souterraine voit le jour. Jean Drapeau, maire visionnaire élu en 1954, encourage le projet du président du CN qui, lui, attire le promoteur newyorkais Bill Zeckendorf dans ses filets. Ce dernier fait appel aux architectes Leoh Ming Pei et Henry Cobb pour créer le premier gratte-ciel de verre, d’acier et d’aluminium au Canada : Place Ville Marie ! Pendant ce temps, l’hôtel du CN, le Reine Elizabeth (où John Lennon fit son fameux Bed In), est construit par dessus la gare : au début des années 1960, l’embryon de la ville souterraine est en place !
À partir de l’ouverture de Place Ville Marie, tous les espoirs sont permis : le métro ouvre ses portes en 1966, créant de nombreux couloirs qui relient les nouveaux gratte-ciels les uns aux autres. Puis l’Exposition universelle de Montréal, les Jeux olympiques de 1976, l’ouverture du complexe Desjardins, qui relie l’axe de la Place des arts, les nouveaux centres commerciaux des années 1980-90 et, enfin, la création du Quartier international de Montréal (QIM) au début du nouveau millénaire vont contribuer au développement de cette « ville sous la ville ».