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Archéologie, vous dites?Les aventuriers de l’arc perdu On est loin du spectacle offert par Indiana Jones, n’empêche que depuis plus de 10 000 ans, l’homo sapiens foule le sol canadien. De ce même sol, émerge l’histoire du territoire québécois. Les Indiana de ce monde questionnent la terre et les objets leur apportent les réponses. Au cœur du Suroît, 7 000 ans de présence amérindienne, française et britannique se sont enracinés dans la terre. Une journée à la recherche du passé. Traversé par deux cours d’eau majeurs, le Saint-Laurent et l’Outaouais, le Suroît était naturellement un lieu de transit majeur. Trois sites de cette région de la Montérégie illustrent le travail de l’archéologue et mettent en contexte les trois volets de l’archéologie : l’exploration du sol, l’interprétation des artéfacts et l’histoire. En une journée, vous pouvez suivre les traces de l’histoire et réveiller l’« Indy » qui sommeille en vous.Reconstitution préhistorique
À Saint-Anicet, Michel Cadieux a recréé le plus important village iroquoien jamais mis au jour au Québec : le site archéologique Droulers/Tsiionhiakwatha. Se dressent dans l’immense champ des Droulers, les fortifications de pieux et les maisons longues typiques de l’Iroquoisie du 15e siècle. « Ce campement devait sentir à des kilomètres à la ronde, lance-t-il d’entrée de jeu, bien avant qu’on l’aperçoive, » ajoute-t-il, car les Iroquoiens entretenaient une sorte de décharge publique où tous les déchets de la communauté étaient entassés. « À ciel ouvert! » Une communauté de 500 Iroquoiens vivait dans l’enceinte fortifiée. Peuple du maïs, ils étaient de grands agriculteurs. Durant la visite, les animateurs et archéologues vous feront découvrir la vie quotidienne de ce grand peuple, disparu mystérieusement entre la dernière visite de Jacques Cartier (1542) et la première de Samuel de Champlain (1603).Les vestiges européens, la période historique Coteau-du-Lac. Sur les rives du Saint-Laurent, une pointe fortifiée s’avance dans le fleuve, où rugissent des rapides des plus violents. Obstacle qui empêche de relier, par canot, les lacs Saint-Louis et Saint-François. Pour les peuples nomades amérindiens, ce site est un lieu de portage et une halte depuis plus de 4 000 ans. Ce sont les Français qui, les premiers, développeront le site, tant pour son potentiel militaire que pour des raisons commerciales. Ils y installeront un fortin et construiront un canal rigolet, sans doute le premier type de canalisation sur le Saint-Laurent. En 1779, les Britanniques, ayant pris le relais du pouvoir en Nouvelle-France, construiront sur le site le premier canal à écluses en Amérique du Nord. Aujourd’hui, grâce aux fouilles archéologiques, les deux aménagements sont visibles durant la visite du lieu historique de Coteau-du-Lac.La préhistoire : les deux mains dedans! L’« Indy » en vous est réveillé? Bien! Parce qu’au troisième arrêt de notre balade archéo, vous aurez la chance de lui offrir un carré de terre à fouiller! Bienvenue à Melocheville et à sa pointe du Buisson. Le sous-sol du Parc archéologique de la Pointe-du-Buisson renferme une densité inégalée d’artéfacts provenant de la période préhistorique (avant l’arrivée des Européens au 16e siècle) et de la première période historique, soit les époques française et britannique. La pointe du Buisson, située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière des Outaouais, est un havre naturel, bordé de rapides bouillonnants, où il était facile d’accoster à l’époque. Depuis la préhistoire, cette bande de terre est demeurée un lieu de pêche de prédilection, et ce, jusqu’au tournant des années 1960. Pendant 5 000 ans, des familles y ont fait des portages et dressé leurs camps, laissant sur les lieux des traces physiques sous de multiples formes. À vous de les trouver! Armé de votre patience, de votre truelle, de votre pinceau et de votre seau, sous la supervision d’un vrai archéologue, vous vous initierez aux techniques de fouille.
Pas besoin de manier le fouet et de porter le chapeau à large rebord pour fouiller le sol. L’archéologie est une science qui s’adresse à tous les férus d’histoire et de mystère. | En août, je me pointe au… Mois de l’archéologie | |

Depuis 2005, le Réseau Archéo-Québec vous convie au Mois de l’archéologie. C’est tout le mois d’août qui s’endimanche pour faire vivre l’archéologie en direct, partout au Québec! Consultez ici même la programmation 2009 et prenez la route de l’archéologie vers un lieu situé près de chez vous ou dans une région que vous vous proposez de visiter. |
André Quenneville Photos: André Quenneville, Ministère du Tourisme 2009-06-22
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