Au Zoo sauvage de Saint-Félicien
On « zoo » l’hiver!
« Quand on a vu un zoo, on les a tous vus! Des girafes, des hipopos, des minous plus gros que nature, des rhinos, c’est du pareil au même, peu importe le zoo! » À Saint-Félicien, on voit les choses différemment et c’est autrement qu’on vous les présente : on ose l’hiver! La Boréalie, c’est là où les pays vivent l’hiver. Du Canada au Japon, une faune extraordinaire, souvent en péril, essaie de « vivre sa vie ». Le Zoo sauvage de Saint-Félicien, c’est aussi un zoo, la vie.
Ici, c’est l’éden du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Les animaux vivent dans un territoire conçu pour eux. Comme au Lac-Saint-Jean on fait autrement, ce sont les humains qui sont en cage! Drôle de revirement? Oui, tout à fait! Si l’on jette un bref coup d’œil à la vocation du zoo, on apprend que les animaux y vivent en parfaite harmonie avec la nature et qu’on vise avant tout la préservation et la conservation de la biodiversité boréale.« La survie des espèces en voie d’extinction est au cœur des préoccupations et des valeurs du jardin zoologique et c’est d’ailleurs pourquoi la reproduction des espèces menacées, telles que le carcajou et la chevêche des terriers, s’y effectue. Ainsi, le zoo joue un rôle incontestable de ″gardien du bagage génétique″ », nous confie Christine Gagnon, du Zoo sauvage de Saint Félicien.
La belle aventure
En 1960, Ghislain Gagnon, policier municipal, ancien forestier et amoureux inconditionnel de la nature, se lance dans l’aventure d’un zoo. Un ancien site d’élevage de renards de la ville de Saint Félicien lui apparaît comme l’endroit idéal. Trois mois et 160 animaux plus tard, 22 000 visiteurs ont déjà foulé les premiers sentiers du zoo de Saint-Félicien. En 1961, M. Gagnon acquiert les premiers hectares du zoo actuel.
Le zoo devient vite célèbre et sa célébrité assure sa croissance. Les années passent et le jardin zoologique fait l’acquisition de nouveaux territoires et de nouveaux animaux. En 1989, le zoo ajoute à son appellation la mention « sauvage », qui vient définir sa nouvelle vocation à la fois unique et originale, soit l’orientation nordique et la préservation de la faune boréale. En 2001, le zoo élargit sa mission et étend sa renommée internationale par la création du Centre de Conservation de la Biodiversité Boréale (CCBB). Il fait la promotion d’une approche écologique et éducative, tout en prônant la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. La construction du Boréalium marque d’ailleurs cet important virage.
Quatre saisons dans la vie d’un zoo!
À Saint-Félicien, il est possible de braver l’hiver, de profiter de l’été, de jouir de l’automne et de s’éveiller au printemps. Chaque saison apporte son lot d’activités animalières et permet d’observer la faune boréale en… pleine action, disons!
Avec près de 1 000 animaux sauvages, répartis en 80 espèces, et un terrain de jeu qui s’étend sur plus de 1 620 hectares, les épisodes de vie ne manquent pas. Si le printemps rime avec amour, cela commence avec les mamans macaques. Durant les mois de mai et juin, leur section se transforme en véritable pouponnière. Pendant que les macaques mettent bas, d’autres procréent! En été, tout est permis, parents et rejetons s’en donnent à cœur joie pour vous épater!
Pour les moins frileux d’entre nous, l’expérience hivernale est des plus saisissante, aux dires de Christine : « La visite du zoo en hiver constitue une expérience unique. Les animaux se parent d’une magnifique fourrure épaisse et se prélassent au soleil afin de se réchauffer, ce qui facilite leur observation. »
Allez! On joue au zoo!
On se lève tôt au Zoo sauvage de Saint-Félicien. On vous conseille de partir à la découverte des lieux vers les neuf heures du matin. Afin de vous familiariser avec la vie animale nordique, un court film vous est présenté. Une fois imprégné de la Boréalie, de ses concepts et de sa faune, vous voilà prêt pour l’aventure.
De nombreux sentiers pédestres vous conduisent vers l’observation d’une variété d’animaux sauvages de la Boréalie. Comme pour Pitou et Minou, les repas sont servis à heures fixes, selon les espèces. Avantage appréciable pour les humains que nous sommes, car cette régularité favorise l’observation animalière, les sites de repas étant à proximité des sentiers. Las de la marche à pied? Montez à bord du train grillagé, qui parcourt les sentiers de la nature.
Vous voilà déjà à mi-journée! Gros plan sur le monde de l’infiniment petit, voilà ce que vous propose l’expérience Zoom nature. Découvrez ce qui se cache sous la fameuse hutte des castors, ce que recèlent nos cours d’eau ou encore le monde des « bibittes ». De plus, détente garantie à la ferme, dans le labyrinthe et dans les nombreux jeux d’eau et de passerelles. Pourquoi pas un dernier saut au Boréalium, où vous pourrez mettre à l’épreuve vos toutes nouvelles connaissances sur ce vaste territoire en participant à des activités interactives? Enfin, une « p’tite vue » sur grand écran vient boucler la boucle de votre visite au Zoo sauvage de Saint Félicien!
| Un zoo la nuit |
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| Zoo sauvage de Saint Félicien. |
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| Les zoos au Québec |
| • Zoo de Granby Du 12 janvier au 17 février 2008 Fins de semaine De 10 h à 17 h Du 23 février au 9 mars 2008 Tous les jours De 10 h à 17 h • Zoo de Saint-Édouard Saint-Édouard • Parc Safari Hemmingford • Ecomuseum Sainte-Anne-de-Bellevue • Zoo des oiseaux du paradis Saint-Nazaire-d'Acton • Zoo et sanctuaire d'oiseaux exotiques Icare Roxton Pond |
André Quenneville
Recherche et entrevue par Karine Miron.
2008-06-20





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