Capitale culturelle 2009
Trois-Rivières, ville festive à découvrir!
Que diriez-vous d’une ville qui ne connaît pas le prénom de son fondateur, mais qui est la… capitale MONDIALE de la POÉSIE? Trois-Rivières, Je dis ton nom et le soleil se lève! En 2009, la deuxième plus ancienne ville d’expression française en terre d’Amérique sera la capitale culturelle du Canada lors de son 375e anniversaire!
La capitale mauricienne est un secret bien gardé sur le Chemin du Roy, qui relie les deux plus grandes villes de la belle province, Montréal et Québec, mais c’est un secret qu’il vaut la peine de découvrir, car un mot murmuré à l’oreille te fait basculer!Faire danser les mots
Dansez! Chantez! Poétisez! En trois temps, Trois-Rivières nous convie à ses grands festivals culturels.Plus le feu que ton corps le soleil s’y brûlerait. C’est d’abord sur la pointe des pieds et virevoltant que se lancent les corps lors du Festival international Danse Encore, début juin. J’ai dans mon cœur je ne sais quel soupir de voix. Les cordes vocales des interprètes feront vibrer votre corps (et surtout, vos oreilles!) au début juillet avec le Festivoix, un festival international d’art vocal.
Ta voix me dit des mots dont je ferme les yeux. Le clou de l’année culturelle arrive lors des fraîches soirées d’automne, début octobre, alors que les mots s’entrechoquent dans le vent, pour le Festival international de la poésie. Où que vous soyez en ville (café, bar, restaurant, salle de spectacle, etc.), les mots poétiques vous rattraperont et vous raviront lors du plus grand festival du genre au monde!Vois-tu ce que je… bois?
Au 19e siècle, Trois-Rivières devient la capitale régionale en exploitant le bois de son arrière-pays. Les ressources naturelles disponibles ont permis à une immense industrie papetière de se développer, à tel point qu’en 1925, Trois-Rivières acquiert le titre de capitale mondiale du papier! C’est l’âge d’or des légendes et le diable n’est jamais bien loin des camps de bûcherons, comme dans la célèbre Chasse-galerie. Apprenez-en plus sur ce passé en visitant le Centre d’exposition sur l’industrie des pâtes et papiers (CEIPP), situé sur la terrasse du Vieux-Port.
Du CEIPP, montez les escaliers jusqu’au niveau supérieur pour voir les superbes verrières de Jean Beaulieu, réalisées dans le cadre du projet MargiArt. Elles représentent d’illustres Trifluviens, comme la comédienne Rita Lafontaine, le politicien Maurice Duplessis, le joueur de hockey Jean Béliveau, les Ursulines et bien d’autres encore!
Juste à côté, admirez la maison (1850) du plus populaire maire du 19e siècle, Joseph-Édouard Turcotte. Le coloré personnage a donné le chemin qui passait devant chez lui pour que ses électeurs puissent admirer le point de vue sur le fleuve.Pas très loin de là, au coin des rues Hart et Laviolette, entrez dans le monde ludique du Musée québécois de culture populaire et visitez la Vieille prison, en compagnie d’un ex-détenu.
Terminez votre journée dans la rue des Forges. Cette rue au cœur du centre-ville - reconstruit après l’incendie de 1908 - vous offre des terrasses à perte de vue. Savourez un rafraîchissement, prenez un bon repas et assistez au célèbre spectacle Showtime durant la saison estivale, alors que la rue est piétonnière du vendredi au dimanche. Beaucoup d’animation à chaque année, à la mi-août, alors que le Grand Prix de Trois-Rivières envahit la ville!
Aimez-moi, j’arrive à vous afin de n’être pas étranger...… Partez vous aussi à la découverte de Trois-Rivières, ville de culture, car vous possédez maintenant la clé et les mots de ce trésor poétique!Note: tous les textes en gras italique font partie de la Promenade de la poésie de Trois-Rivières
| Le mystère Laviolette |
Quand on n’a pas connu son père, on s’en invente un! Trois-Rivières ne peut vouer un culte à son fondateur, le Sieur de Laviolette – contrairement à Québec avec Champlain, par exemple – car on ne connaît dudit Sieur de Laviolette que très peu de choses! Même le nom de famille ne peut être retracé jusqu’en France, car les noms de fleurs étaient en fait des surnoms donnés aux soldats en Nouvelle-France. Mais cette violette-là sait se faire belle pour accueillir ses nombreux visiteurs friands de culture! En attendant d’avoir résolu l’énigme, vous pouvez aller vous recueillir devant le monument de Laviolette, sur le Platon. |
Sylvain Lacoursière
2009-05-13




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Quand on n’a pas connu son père, on s’en invente un! Trois-Rivières ne peut vouer un culte à son fondateur, le Sieur de Laviolette – contrairement à Québec avec Champlain, par exemple – car on ne connaît dudit Sieur de Laviolette que très peu de choses! Même le nom de famille ne peut être retracé jusqu’en France, car les noms de fleurs étaient en fait des surnoms donnés aux soldats en Nouvelle-France. Mais cette violette-là sait se faire belle pour accueillir ses nombreux visiteurs friands de culture! En attendant d’avoir résolu l’énigme, vous pouvez aller vous recueillir devant le monument de Laviolette, sur le Platon.