Sous un soleil rayonnant, gros plan sur un moulin seigneurial datant de 1765. Ce moulin est encerclé d’un petit chemin de gravelle menant à la rivière.

Le Chemin du Roy : une route qui raconte 300 ans d’histoire

Saviez-vous que bien avant les autoroutes, il y avait Le Chemin du Roy? Aménagée au 18ᵉ siècle pour relier Québec et Montréal, cette route de 280 kilomètres a longtemps été une artère essentielle de la vallée du Saint-Laurent. Aujourd’hui, elle nous invite à remonter le fil du temps, à la rencontre des gens, des paysages et des histoires qui ont façonné le Québec. Un survol de son histoire permet de saisir toute sa portée. On vous raconte.

📸 © J. Frenette

Emprunter Le Chemin du Roy, c’est suivre les traces des premiers colons et des familles qui ont façonné la vallée du Saint‑Laurent. C’est qu’au début du 18ᵉ siècle, la Nouvelle‑France manque cruellement de routes. Quelques chemins existent bien, mais rien ne relie encore Québec à Montréal. En 1706, les autorités décident donc de créer une route longeant le fleuve, là où se trouvent les habitations.

📸 © P. Renault-Hémis

Pour sillonner cette route touristique

Le Chemin du Roy, c’est un peu comme un album photos du Québec d’hier et d’aujourd’hui : maisons en pierre, paysages fluviaux, villages chaleureux, haltes gourmandes et trésors patrimoniaux. Pour explorer ses multiples facettes, on vous invite à fureter sur le site officiel du Chemin pour tout connaître de cette route mythique.

C’est un chantier titanesque qui a d’abord évolué lentement... Puis, entre 1731 et 1737, grâce aux « corvées du Roy », Lanouiller de Boisclerc supervise la construction d’une route de 280 kilomètres, large de 7,4 mètres, traversant 37 seigneuries. À l’époque, c’est la plus longue route aménagée au nord du Rio Grande. Une vraie autoroute version 1737!

Pendant plus de 150 ans, Le Chemin du Roy devient l’artère principale du territoire. On y circule en calèche, en carriole ou en diligence. Jusqu’à 29 relais permettent aux voyageurs de se reposer, de changer de chevaux ou de casser la croûte. On dîne à Berthierville, on dort à Trois‑Rivières, on repart vers Deschambault pour un autre repas. Avec un bon cheval, on pouvait faire Montréal-Québec en deux jours. Pas mal pour l’époque, non?

Aujourd’hui, la route 138 suit en grande partie le tracé historique. Le parcours est officiellement balisé depuis 1999 et constitue l’une des grandes routes touristiques du Québec.

On l’emprunte avant tout parce que c’est une route qui raconte. Parce qu’elle permet de voyager autrement, en prenant le temps. Parce qu’elle fait découvrir des villages magnifiques, des paysages doux et des traces bien vivantes de la Nouvelle‑France. Et, surtout, parce qu’en roulant sur Le Chemin du Roy, on devient un peu soi‑même un voyageur d’époque… Mais avec de bien meilleurs amortisseurs!

Le Chemin du Roy n’est pas seulement une route historique : c’est un corridor paysager où le fleuve se révèle sous toutes ses facettes, un échantillon de grande valeur de patrimoine, un terrain de jeu pour les enfants, une route des saveurs ou encore une voie culturelle riche. Le parcourir, c’est voyager dans un Québec où la nature, l’histoire et la culture marchent main dans la main et vous accueillent les bras grands ouverts.

Paysage aérien sur le Vieux presbytère de Bastican, en Mauricie, entouré d’arbres matures. En arrière-plan s’étirent des champs agricoles à perte de vue.

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Pour voir plus loin

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De part et d’autre du Chemin du Roy, les découvertes se poursuivent. On explore les régions qu’il traverse et on trouve une foule d’idées pour agrémenter son voyage dans le temps.